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La Concordia dans les étoiles

La Liberté – Jeudi 30 janvier 2020

L’orchestre d’harmonie de Jean-Claude Kolly, en concert ce week-end à Fribourg, crée une nouvelle oeuvre du compositeur suisse Oliver Waespi

Il faut se préparer à la guerre des étoiles : samedi et dimanche, sur la scène d’Equilibre, à Fribourg, La Concordia reprendra quelques extraits signés John Williams, le compositeur des fameux thèmes de la saga cinématographique Star Wars. Chef de l’orchestre d’harmonie, Jean-Claude Kolly associe le Corps des cadets à cette ouverture galactique.

D’autres récits mythiques innerveront le prochain concert de gala de l’orchestre fribourgeois. Les Hespérides et le fameux jardin de ces nymphes de la Grèce antique ont inspiré deux compositeurs. Le premier, l’Espagnol José Suñer Oriola, est l’auteur d’une musique passionnément descriptive et épique, racontant les feintes d’Héraclès volant les pommes du jardin, ce qui constitue l’un des épisodes de ses douze travaux herculéens.

Puis le chef assistant Baptiste Gremion tiendra la baguette le temps d’une autre lecture du même mythe, imaginée par le Japonais Masanori Taruya.

La dernière pièce au programme, en point d’orgue, accompagnera La Concordia lors des prochaines fêtes cantonale (cette année) et fédérale (l’an prochain). Le Suisse Oliver Waespi l’a composée sur commande et sur mesure pour la virtuosité de l’harmonie d’excellence. Jean-Claude Kolly sera de nouveau à la barre pour cette première audition de Scorpius – Prequel. Le scorpion n’est pas qu’un dangereux animal, il a aussi donné son nom à une constellation (et un signe astrologique). Ce sont les étoiles de cette constellation qui ont inspiré Oliver Waespi, compositeur bien connu dans le milieu des orchestres à vent. La Concordia a déjà joué des oeuvres de sa main, notamment Out of Earth en 2016 et, il y a dix ans, Skies, une pièce qui osait de fascinantes textures contemporaines. La première partie de cette nouvelle oeuvre, dont la création a lieu en deux temps (il faudra attendra l’an prochain pour la suite), promet de «tenir en haleine le public». Son exigence en tout cas motive les musiciens, savoure le chef.

Elisabeth Haas



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